Avec le réchauffement climatique, l’été est la saison la plus difficile à gérer au jardin alors que l’on aimerait simplement profiter de son potager après avoir passé du temps à tout planter et organiser. En été, le sol est chaud et les légumes originaires du nouveau continent donnent abondamment… en principe. On a interrogé le coin-météo pour comprendre comment le réchauffement climatique impacte nos cultures. Il nous indique que
« La France s’est déjà réchauffée d’environ 1,7 °C depuis l’ère préindustrielle. D’ici 2030 à 2050, les vagues de chaleur devraient devenir nettement plus fréquentes avec des épisodes pouvant atteindre jusqu’à 48 °C localement. »
Mamahele vous donne ses astuces pour que votre potager survive aux grosses chaleurs et pour apprendre à gérer les orages. Nous avons écrit cet article à partir des indications météorologiques que le coin-météo a partagé avec nous.
1. L’impact du réchauffement climatique
Le réchauffement climatique est lié à nos émissions de gaz à effet de serre. Ils ne représentent que 1% de la composition de notre atmosphère. Ils sont importants pour que la vie, telle que nous la connaissons, existe. En effet, avec cette couche de gaz, le rayonnement du soleil est en parti absorbé et réfléchi. Cependant, une petite partie traverse l’atmosphère et réchauffe notre planète. Sans cette couche de gaz autour de nous, il ferait -18°C. Les gaz à effets de serre, ont donc un effet couette, essentiel pour notre survie mais plus il y en a et plus la couette s’épaissit et moins la chaleur emmagasiné sur la planète parvient à s’échapper : la Terre se réchauffe.
Ces gaz à effets de serre sont composés en majorité….d’eau. La durée de vie de l’eau dans l’atmosphère n’est que de quelques jours, contrairement au CO2 qui y séjourne 100 ans.
L’activité humaine perturbe grandement le climat de la planète bleue. Avant d’aller plus loin, voici quelques précisions :
– Le climat, c’est la moyenne sur plusieurs années des mesures de la température, de l’humidité et du vent sur une zone donné.
– La météo : la mesure de température, l’humidité et du vent à un moment donné sur une zone donné.
Au potager concrètement, qu’est-ce que ça change ?
Le réchauffement climatique modifie la conception du jardin car il faut s’adapter aux périodes de sécheresse. Pourtant, ce n’est pas tout, comme nous l’explique le coin météo, bien que « Le nombre total d’orages n’augmente pas […] l’intensité des orages, elle augmente. L’atmosphère plus chaude peut contenir davantage de vapeur d’eau, ce qui se traduit par des pluies d’orage plus diluviennes. De plus, les conditions peuvent favoriser des grêlons plus gros et plus destructeurs. »
1. Réchauffement climatique : bien gérer la sécheresse

Pour commencer, examinons ce qu’est la sécheresse. Le coin-météo nous informe :
« La sécheresse météorologique correspond à un fort et durable déficit de précipitations par rapport aux normales saisonnières d’une région donnée. Elle est relative car trois semaines sans pluie ne signifient pas la même chose en zone méditerranéenne qu’en Bretagne. Il existe en réalité plusieurs sécheresses comme la sécheresse météorologique (manque de pluie) qui peut évoluer en sécheresse des sols/agricole (assèchement de la terre, stress des végétaux) et en sécheresse hydrologique (baisse des nappes phréatiques, rivières et lacs) si elle se prolonge suffisamment. »
La sécheresse est un événement qui, progressivement, déshydrate nos terres. Au jardin, la façon la plus simple de lutter est de préserver le plus possible l’humidité en paillant le sol. Il ne faut pas lésiner sur la quantité. La paille est un isolant qui va permettre d’éviter l’évaporation de l’eau.
Il faut également agir en amont. En effet, il faut réaliser un stress hydrique aux plants quand on les met en terre. Pour cela, faut arroser fortement à la mise en terre, puis ne plus apporter d’eau tant que la plante n’en montre pas le besoin. Ensuite, chaque arrosage doit être important et espacé. Cela incite les racines à aller chercher l’eau en profondeur et non en surface.
Enfin, pour lutter contre la sécheresse, il ne faut surtout pas arroser en journée son jardin, mais uniquement le matin. C’est la seule période à laquelle les plantes sont réellement disposées à recevoir de l’eau. C’est la cycle naturel : à l’aube les plantes reçoivent l’humidité avec la rosée du matin.
Récapitulatif :
- Anticiper en arrosant abondamment dès le départ pour inciter les racines à chercher les ressources en eau en profondeur
- Pailler largement
- Arroser le matin
2. La canicule au jardin : comment faire ?

Le coin-météo nous précise que « La canicule se définit à l’échelle départementale comme un épisode de températures très élevées, le jour comme la nuit pendant au moins trois jours consécutifs avec des seuils précis propres à chaque département. » Pour que les périodes de canicules, de plus en plus nombreuses et intenses avec le réchauffement climatique n’abîment pas vos légumes et vos fruits, la première chose à faire, c’est de créer de l’ombre. On peut tout simplement mettre des cagettes retournées sur les salades, et tous les légumes sensibles aux chaleurs et à la montée en graines. Vous pouvez également créer une « pergola » de potager : planter des tassots de bois tout autour de votre zone de culture et fixé-y (à l’aide de vis par exmple) un drap blanc. Ces zones d’ombres vont permettre à vos plants de « souffler ». En effet, à l’ombre, la température baissera de quelques degrés.
Ensuite, vous pouvez rafraichir l’atmosphère le soir en arrosant non seulement le sol mais également en aspergeant l’air comme un spray d’eau géant sur votre potager. En période de canicule les gouttelettes vont vite sécher sans risque de donner des maladies à vos plantes.
Enfin, le matin, d’avantage qu’en soirée, n’hésitez pas à arroser les feuilles de vos plants, pour faire baisser la température de ceux-ci et leur apporter de l’humidité.
Récapitulatif :
- Créer des coins d’ombres (installez votre potager quand le vous le pouvez à proximité d’arbres)
- Rafraichir l’atmosphère le soir
- Le matin arroser les feuilles
3. Comment protéger mon jardin des orages ?

En été, les orages sont plus fréquents, et c’est normal, le coin-météo nous explique que « saison orageuse en France s’étend de mi-mai à mi-septembre avec un pic généralement en juin-juillet. C’est à cette période que le sol accumule le plus de chaleur tout en bénéficiant encore d’une bonne disponibilité en humidité dans l’air. En hiver, même si l’air peut être humide, il manque l’énergie thermique nécessaire pour déclencher des orages. ». Ce phénomène météo peut se créer en seulement une demie heure. Cependant, le coin-météo nous précise que des signaux permettent de prévoir son arrivé comme le « développement rapide d’un cumulonimbus […], un vent qui se lève brusquement, une chute de température parfois nette et bien sûr le tonnerre que l’on entend au loin avant même de voir l’orage. »
Pour protéger son jardin d’un orage, il n’y malheureusement que peu de chose à faire. Néanmoins, il existe des solutions : il faut tout d’abord bien pailler pour protéger le sol de l’érosion, cela permet également de stocker une partie de l’eau. En effet, la paille se comporte un peu comme une éponge.
Il faut aussi anticiper, en fixant bien tous les tuteurs pour ne pas qu’ils s’arrachent, et dégager ce qu’il y a au sol pour ne pas que ça s’envole et détruisent vos cultures. N’oubliez pas d’élaguer vos arbres (retirer tout ce qui est fragile avant que cela ne s’arrache).
Rentrez toutes les plantes qui peuvent être déplacées. Enfin, vous pouvez protéger votre jardin avec des cloches, des cagettes ou des pots retournés bien fixés au sol ou encore par des filets (en cas de grêle).
Enfin, prévoyez en faisant pousser des haies pour amortir l’effet du vent parce que, n’oublions pas que, même si le réchauffement climatique n’augmente pas la fréquence des orages, il les amplifie.
Récapitulatif :
- Pailler
- Anticiper (fixer les tuteurs, élaguer et ne laissez rien trainer)
- Protéger les plantes (les rentrer, mettre des pots/cloches/cagettes au dessus, tendre des filet par dessus)
- Installer des haies pour protéger du vent.

